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L'université Yonsei met en service l'IBM Quantum Nighthawk r2

L'université Yonsei est la première à exploiter un processeur IBM Quantum Nighthawk r2 dans ses propres locaux, pour accélérer la recherche en biologie et en pharmacie.

An IBM quantum computer installed at a university research facility, with its cryogenic housing and control hardware.
Image: zdnet.co.kr

L'université Yonsei, en Corée du Sud, a mis en service le processeur quantique de nouvelle génération IBM Quantum Nighthawk r2 et compte l'employer pour des problèmes complexes de biologie. Selon l'établissement, il s'agit de la première installation au monde dans les locaux propres d'un membre de l'IBM Quantum Network.

Yonsei et IBM ont tenu la cérémonie de lancement le 4 novembre, sur le campus international de Songdo, à Incheon. Cette mise à niveau intervient deux ans après l'arrivée, en 2024, d'un IBM Quantum System One fondé sur la puce Eagle de 127 qubits.

Ce qui change avec le Nighthawk r2

La puce compte 120 qubits programmables, soit moins qu'avant, mais elle exécute les circuits complexes plus efficacement grâce à une meilleure connectivité et à une réinitialisation plus rapide des qubits. Elle traite plus de 100 000 circuits par seconde, soit 25 fois le débit du processeur Heron selon IBM : les chercheurs obtiennent davantage de mesures dans le même temps.

La plupart des qubits sont reliés à quatre voisins dans un réseau carré. Les portes d'échange (swap), nécessaires pour déplacer l'information entre qubits éloignés, sont ainsi moins nombreuses, ce qui allège les circuits et limite l'accumulation d'erreurs.

IBM affirme avoir obtenu des estimations précises d'observables sur des circuits de plus de 7 500 portes. Jerry Chow, IBM Fellow et directeur technique du calcul quantique-centrique, a cité une accélération par 12 sur une simulation de diffusion de neutrons, et un temps de traitement total réduit d'un facteur 3 à 19 sur certaines tâches de clients et de partenaires.

Les projets de recherche

Yonsei couplera la machine à des supercalculateurs pour des travaux mêlant quantique, intelligence artificielle et biologie, avec pour cibles les mutations de la chaîne de transport d'électrons mitochondriale et le syndrome de Leigh. Les équipes de la Yonsei Bio-Quantum Initiative adopteront une approche hybride, où ordinateurs quantiques et classiques se répartissent les calculs. En mars, l'université a relié, avec IBM, son système au supercalculateur Fugaku de l'institut japonais RIKEN afin de créer un environnement d'échantillonnage. Les travaux pourraient s'étendre aux cancers réfractaires et aux troubles du métabolisme énergétique liés à l'âge.

Entreprises, universités, instituts et organismes publics peuvent accéder à la machine via le cloud après examen de leur éligibilité et de leur projet. Elle servira aussi à la formation en master et en doctorat d'informatique quantique.

IBM prévoit un futur Nighthawk de plus de 500 qubits au même débit, interconnectable au-delà de 1 000 qubits, avec un calcul quantique tolérant aux pannes visé pour 2029.

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