Trump proclame la « Déclaration américaine de liberté dans l'espace »
Donald Trump déclare l'espace ouvert à toute l'humanité et affirme le droit des Américains d'exploiter et de peupler le système solaire selon les lois des États-Unis.

Le président Donald Trump a publié le 3 novembre une proclamation déclarant l'espace ouvert à l'exploration de toute l'humanité et affirmant le droit des citoyens américains de développer et de peupler le système solaire conformément aux lois des États-Unis.
Intitulé « The American Declaration of Freedom in Space », le texte décrit l'espace comme le « domaine de tous les humains » et assure que les États-Unis mèneront l'expansion de l'humanité dans le cosmos. Il ne prévoit toutefois ni financement, ni programme, ni directive politique nouveaux.
« Notre nation montrera la voie dans l'exploration, le développement, l'utilisation et la colonisation de ces nouvelles frontières », peut-on lire, pour bâtir une « civilisation interplanétaire » fondée sur la liberté et les droits individuels. Le document ajoute que « la nation qui dirige dans l'espace façonnera l'avenir de l'humanité ».
L'esprit de la frontière et Artemis
La proclamation invoque l'« esprit de la frontière », cite les astronautes d'Apollo 11, premiers hommes sur la Lune, et les rovers sur Mars, et met en avant l'essor du secteur spatial commercial pour garantir la « supériorité spatiale américaine pour l'éternité ».
Elle salue aussi la réussite d'Artemis II en avril : quatre astronautes ont voyagé dix jours autour de la Lune et battu le record de distance par rapport à la Terre. Artemis III doit décoller l'été prochain, en 2027, pour tester en orbite basse les manœuvres de rendez-vous et d'amarrage entre la capsule Orion et les deux atterrisseurs lunaires commerciaux du programme.
Artemis IV, premier alunissage du programme, vise 2028. Un décret de décembre 2025 a confirmé ce calendrier, ainsi que le déploiement des premiers éléments d'une base lunaire permanente d'ici 2030.
Un écho au traité de l'espace
La déclaration ne crée aucun programme de la NASA, n'alloue aucun budget et ne donne aucune instruction aux agences fédérales. Sa formulation ample rappelle néanmoins certains principes du traité de l'espace de 1967, qui garantit la liberté d'exploration tout en interdisant toute revendication de souveraineté nationale sur d'autres corps célestes.
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