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Amazon rattrape Starlink avec Globalstar et le test AT&T–AST

AT&T et AST SpaceMobile valident le passage fluide entre réseau mobile et satellite, tandis qu'Amazon obtient le feu vert de la FCC pour Globalstar et défie Starlink.

A low-Earth-orbit satellite above Earth beaming a signal to a smartphone, illustrating direct-to-device connectivity.
Image: zdnet.co.kr

La communication directe entre satellite et smartphone (D2D) avance sur deux fronts : AT&T et AST SpaceMobile ont démontré qu'un téléphone peut passer d'un réseau terrestre à un réseau satellitaire sans perdre la connexion, et Amazon a obtenu l'ultime autorisation pour racheter Globalstar.

Un test de transfert dans l'État de Washington

L'essai s'est déroulé le 21 octobre dans l'État de Washington, avec la participation d'Ericsson et de Nokia. Un smartphone ordinaire a été relié à un réseau terrestre puis à un réseau de satellites en orbite basse ; selon les entreprises, le temps de bascule est passé de plusieurs secondes à quelques millisecondes.

Les essais D2D précédents visaient surtout à faire joindre un satellite par le téléphone. Celui-ci a aussi vérifié la continuité de service entre les deux réseaux. AT&T et AST SpaceMobile prévoient de nouveaux tests avant un service bêta, puis une commercialisation.

Amazon entre sur le marché du direct-to-phone

La Commission fédérale des communications (FCC) a approuvé le 27 octobre le rachat de Globalstar par Amazon, pour environ 11,5 milliards de dollars. Amazon récupère l'infrastructure satellitaire et les fréquences du service mobile par satellite. Globalstar prend en charge les fonctions satellite de l'iPhone, exploite environ 24 satellites en orbite basse et couvre plus de 780 000 terminaux dans plus de 120 pays.

Amazon vise en 2028 une plateforme D2D de nouvelle génération, avec voix, SMS et données. Le futur réseau C-3 de Globalstar, composé de 48 satellites opérationnels et de 6 de rechange, fait partie de l'opération. Amazon a aussi déposé auprès de la FCC une demande pour un système D2D distinct de plus de 5 105 satellites, qui prolonge son activité d'internet par satellite Leo vers les mobiles.

L'Europe et l'aérien

Eutelsat distingue OneWeb de Starlink par sa gouvernance. Son directeur général, Jean-François Fallacher, a évoqué la polémique sur la limitation de Starshield en Ukraine : aucun dirigeant ne peut, seul, couper OneWeb. Le conseil d'administration réunit notamment les gouvernements français et britannique et le groupe indien Bharti, et tranche les décisions majeures.

Eutelsat exploite environ 640 satellites OneWeb et compte doubler ou tripler la capacité grâce à des satellites d'Airbus. Il investit environ 3 milliards d'euros dans IRIS², projet européen d'environ 15,6 milliards, et prépare un service D2D sur un réseau séparé.

Dans l'aérien, Finnair a choisi l'offre multi-orbite de SES, associant OneWeb et satellites géostationnaires, pour 18 Embraer E2. Starlink progresse aussi : easyJet équipera ses A320 dès le premier semestre 2027, et KLM déploiera dès mi-2027 un wifi gratuit sur ses long-courriers pour les membres Flying Blue.

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Mots-clés:amazonglobalstarstarlinkdirect-to-deviceat&tast spacemobile

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