SK Telecom lance AX 2.0 pour réorganiser le travail autour de l'IA
SK Telecom ne se contente plus de l'usage individuel de l'IA : l'opérateur sud-coréen repense le travail de ses équipes avec sa stratégie AX 2.0.

SK Telecom veut changer non seulement la façon dont chaque salarié utilise l'intelligence artificielle, mais aussi le fonctionnement de toute l'organisation. Sa stratégie AX 2.0 prévoit de repenser les procédures et la collaboration autour de l'IA afin d'accroître la productivité et les résultats.
La première phase, placée sous le mot d'ordre « un salarié, un agent », a été largement suivie. Selon l'entreprise, plus de 4 000 employés ont créé un agent d'IA, environ 1 500 sont utilisés régulièrement et le nombre d'utilisateurs mensuels dépasse 7 500.
Les limites de l'initiative individuelle
L'opérateur parle d'une « courbe en J de l'AX » : formation, refonte des processus, mise en ordre des données et de l'organisation coûtent d'abord plus de temps et d'argent, et la productivité peut reculer temporairement avant de grimper. Kim In-su, responsable de l'équipe AI Board, a déclaré lors d'un point presse le 30 octobre à Icheon que tout revient à choisir entre franchir cette vallée péniblement ou rapidement.
Selon lui, l'essentiel de ce qu'un individu peut résoudre l'est déjà. Restent des obstacles qu'aucun salarié ne peut lever seul : accès aux données internes, connexion à des systèmes comme l'ERP ou la validation électronique, et revues de sécurité.
Les chantiers engagés
Une cellule « AX Enabler TF » traite de façon centralisée données, droits d'accès et sécurité, ainsi que la formation et l'infrastructure. Les agents d'IA reçoivent un matricule, comme les employés, et un système d'évaluation de leur contribution est en préparation.
L'« AX Sandbox » refait le travail d'une équipe en partant de l'IA. Au premier semestre, une seule personne assistée d'agents a assumé des tâches auparavant réparties entre planification, développement et assurance qualité, avec bien moins d'étapes de décision. Chaque entité mène désormais l'expérience pendant trois mois. Dix « AX Catalysts » issus des métiers bénéficient de budgets LLM, de connexions aux données et de revues de sécurité.
Côté technique, le système Z.E.Z (Zero Exposure Zone), objet d'une demande de brevet, garde les données brutes en zone protégée et ne transmet à l'IA que le résultat utile. Le « Data Desk » ajoute le sens métier aux données avec des NPU maison et le modèle A.X K1, ce qui a fait passer le taux de bonnes réponses des agents d'environ 40 % à plus de 80 %. Enfin, la « WorkMap » fait dessiner par l'IA une cartographie des tâches que les salariés affinent.
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