Osegi
Autres·2 min de lecture

Monocam : le ministre des Transports veut des radars antitéléphone

Le ministre allemand des Transports, Steffen Bilger, souhaite déployer dans tout le pays des caméras détectant le téléphone au volant. La base légale fait défaut.

A traffic camera mounted on a highway bridge above passing cars, used to detect drivers holding smartphones.
Image: Autos

Le ministre fédéral allemand des Transports, Steffen Bilger (CDU), plaide pour un déploiement national des caméras de contrôle du téléphone au volant. Des systèmes comme la Monocam doivent repérer automatiquement les conducteurs tenant un smartphone en main. Pour l'instant, seule la Rhénanie-Palatinat les utilise en service régulier. Un déploiement généralisé exigerait une base légale fédérale, qui n'existe pas aujourd'hui.

Le fonctionnement de la Monocam

La caméra est installée en hauteur, par exemple sur un pont, et photographie en biais l'habitacle des véhicules. Un logiciel cherche dans la zone du conducteur un téléphone et une position de la main ou du bras correspondante. S'il trouve les deux, il signale l'image comme une infraction possible. Selon Matthias Emmerich, responsable de l'inspection de police de Trèves, le logiciel compare les images à environ 20 000 clichés de référence et n'apprend pas en cours d'exploitation.

Des policiers formés examinent chaque cas avant toute amende. L'interdiction vise surtout le fait de prendre ou de tenir un appareil en roulant ; le kit mains libres, les systèmes intégrés et les oreillettes Bluetooth restent autorisés.

Doutes juridiques et questions ouvertes

Le point sensible : la caméra photographie d'abord tous les conducteurs, sans soupçon préalable. En octobre 2025, la cour régionale supérieure de Coblence a contesté des images antérieures à la réglementation régionale. Depuis mars 2025, la Rhénanie-Palatinat dispose d'un tel texte, mais des juristes débattent de la compétence du Land. Une loi fédérale devrait fixer les lieux d'installation, les données collectées, la procédure de contrôle, les délais de suppression et les recours.

Lors de l'essai de 2022 à Trèves et Mayence, 1 268 infractions ont été relevées ; au premier semestre 2026, la seule police de Trèves en a constaté près de 700. D'après Matthias Emmerich, l'usage du téléphone près des caméras annoncées a reculé d'environ 70 % pendant la phase de test, mais la situation actuelle doit être réévaluée. Le Land a acheté cinq caméras pour 200 000 euros. Les images inexploitables, les cas écartés et les recours réussis n'ont pas été chiffrés, et l'effet sur les accidents n'est pas démontré.

Le coût d'un déploiement national reste inconnu. Le contrôle routier relevant des Länder, l'achat et l'exploitation devraient peser sur les budgets de police. L'installation en agglomération ou sur routes secondaires dépendra du contenu d'une éventuelle loi fédérale.

Des apps à découvrir

SUMO : le puzzle de nombres

Touche les bonnes cases, additionne, atteins l'objectif. Facile à apprendre, difficile à maîtriser. Gratuit, pour tous les âges.

Mots-clés:monocamgermanytraffic enforcementsmartphoneprivacyrhineland-palatinate

Plus d'actus de ce jour

Tout voir →

Plus dans: Autres

Tout voir →