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Tesla repousse le FSD sans supervision au deuxième trimestre 2027

Tesla reporte à mi-2027 le FSD non supervisé pour les voitures de ses clients, alors que le Cybercab, sans volant ni pédales, se heurte à la NHTSA.

A Tesla Cybercab, a two-seat autonomous vehicle with no steering wheel or pedals, displayed on a stand at an auto show.
Image: 01net.com

Tesla décale une nouvelle fois sa promesse de conduite autonome. Lors de la dernière réunion avec les investisseurs, Ashok Elluswamy, responsable de l'IA chez le constructeur, a fixé au deuxième trimestre 2027 l'arrivée du FSD sans supervision dans les voitures des clients, et uniquement dans des zones prédéfinies.

Cette échéance contraste avec les déclarations d'Elon Musk, qui annonçait en juillet 2025 un « usage personnel non supervisé d'ici la fin de l'année, dans certaines zones géographiques ». Une question d'investisseurs, demandant quand le FSD non supervisé arriverait chez les particuliers, a provoqué cette mise à jour du calendrier.

Un usage commercial, pas personnel

À partir de cette date, les clients dont le véhicule est compatible pourront confier leur Tesla au service de Robotaxi de la marque. Il ne s'agit donc pas d'une conduite autonome à usage privé, mais d'un usage commercial géré par Tesla. Aujourd'hui, six villes américaines seulement autorisent le Robotaxi dans certaines zones, à vitesse réduite, loin des autoroutes et parfois avec un superviseur à bord, comme à San Francisco.

Autre limite : les propriétaires dont la voiture dispose du FSD mais de l'ordinateur de bord HW3 ne pourront pas bénéficier de la conduite non supervisée, ce qui réduit nettement le nombre de clients concernés.

Le Cybercab face à la NHTSA

Tesla espère malgré tout livrer ses premiers Cybercab avant la fin de 2026, a indiqué Lars Moravy. Elon Musk a précisé que ces exemplaires appartiendraient à la marque et rejoindraient son service de VTC, assuré actuellement par des Model Y. Le Cybercab, présenté au Mondial de l'Auto de Paris, n'a ni volant ni pédales.

C'est précisément le point de friction. Le véhicule n'est pas approuvé par la NHTSA, qui a ouvert une enquête après les premières courses payantes à Austin, au Texas. Aux États-Unis, un constructeur peut commercialiser une voiture avant l'autorisation de l'agence si elle respecte les exigences fédérales, dont la présence d'un volant et de pédales. Tesla n'a pas demandé de dérogation et ne semble pas prévoir d'ajouter ces commandes. Le constructeur a jusqu'au 30 octobre pour répondre à la NHTSA.

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