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Start-up·2 min de lecture

Paco, la startup qui reprend les lignes de BlaBlaCar Bus

Trois entrepreneurs, dont deux anciens de BlaBlaCar Bus, lancent Paco pour faire survivre des lignes d'autocars longue distance après l'arrêt du service en janvier 2027.

Long-distance coach on a French motorway at dusk, symbolising the new Paco intercity bus network.
Image: Maddyness - Le média pour comprendre l'économie de demain

BlaBlaCar Bus quittera la route en janvier 2027, mais toutes ses lignes ne disparaîtront pas. Un trio d'entrepreneurs a fondé Paco, une startup qui ambitionne de créer un réseau national d'autocars longue distance. Les premières places sont déjà en vente et les premiers trajets sont prévus le 15 janvier, quelques jours seulement après l'arrêt de BlaBlaCar Bus.

BlaBlaCar avait lancé son service d'autocars en 2019, mais l'activité était largement déficitaire. Il opérait dans une quinzaine de pays européens, desservait plus de 300 villes et transportait plus de 6 millions de passagers par an via 6 000 opérateurs partenaires. Malgré un chiffre d'affaires annuel de 115 millions d'euros, cela n'a pas suffi à couvrir les coûts d'exploitation. L'arrêt a été annoncé le 21 avril.

D'un bus de nuit premium à la reprise de lignes

Arthur Bertrand, qui a travaillé chez BlaBlaCar Bus, dit avoir été surpris par l'annonce. Plusieurs autocaristes l'ont contacté, pris au dépourvu. Il s'est associé à Olivio Bugosen, lui aussi passé par BlaBlaCar Bus, et à Louis Carron-Cabaret, ancien CPTO de Japhy, marque de croquettes pour chiens et chats. Le trio travaillait sur une marque de bus de nuit premium, mais a pivoté pour reprendre les lignes les plus rentables et les transporteurs les plus fiables. Le slogan de Paco : « Le bus en mieux ». La société a été créée officiellement cet été.

Paco se positionne à la fois en B2C et en B2B, comme solution technologique pour les autocaristes. Sa valeur réside dans les contrats signés avec eux pour opérer des lignes, le client final étant le voyageur. Les prix doivent rester alignés sur ceux de la concurrence. Trois grandes transversales domestiques sont déjà signées, dont Rennes – Marseille, près de 1 000 kilomètres, et Bordeaux – Nice.

Objectifs et modèle économique

Les fondateurs espèrent disposer d'une quinzaine de véhicules pour le lancement officiel en janvier 2027. Une ligne nécessitant deux véhicules, cela représenterait sept ou huit lignes dès le départ. L'ambition est de reprendre 20 % du réseau de BlaBlaCar Bus, en visant les lignes les plus rentables, sur les quatre ou cinq premières années. Vingt lignes en décembre 2027, « ce serait pas mal », selon Arthur Bertrand. À terme, Paco veut relier les 50 plus grandes villes d'Europe de l'Ouest, puis ajouter les bus de nuit premium.

La startup se lance sans levée de fonds : un autocar coûte 300 000 euros, et ce sont les autocaristes qui exploitent les véhicules. Paco prélèvera une commission sur chaque billet. Une levée n'est pas exclue une fois les premiers billets vendus et le modèle prouvé, afin de ne pas laisser le champ libre à FlixBus.

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