Osegi
IA·2 min de lecture

MeitY dévoile les modèles d'IA EKA-1, Dhīr 2B et Dhīr 5B

Le ministère indien du numérique présente trois modèles de fondation conçus en Inde, pensés pour des usages spécialisés et un déploiement hors ligne sécurisé.

Illustration of an Indian government AI initiative with neural network graphics and a map of India
Image: mint

Le ministère indien de l'Électronique et des Technologies de l'information (MeitY) a dévoilé trois modèles de fondation d'intelligence artificielle développés en Inde : EKA-1, Dhīr 2B et Dhīr 5B. Ils ont été conçus par Socket AI, basée à Bengaluru, et par ZenteiQ, dans le cadre de l'initiative Foundation Model de l'IndiaAI Mission.

Les modèles en détail

EKA-1, signé Socket AI, compte 26 milliards de paramètres et a été entraîné sur 7,5 billions de tokens. Il vise les mathématiques, la programmation et le raisonnement, et prend en charge plus de 100 langues indiennes et internationales, ainsi que des langages de programmation. Il est conçu pour mener des tâches en plusieurs étapes, exécuter du code et fonctionner sur site, en cloud privé ou en environnement isolé du réseau (air-gapped).

Dhīr 2B et Dhīr 5B, développés par ZenteiQ, sont des modèles à mélange d'experts entraînés de zéro sur des TPU (Tensor Processing Units) de Google Cloud. Ils gèrent l'anglais et dix langues indiennes, et peuvent tourner directement sur du matériel mobile testé, sans connexion internet.

ZenteiQ indique publier les poids des modèles sous licence Apache 2.0, avec documentation technique et outils d'évaluation, via AIKosh.

Un enjeu d'autonomie

Le secrétaire du MeitY, S. Krishnan, a affirmé que cette démarche renforcerait l'autonomie stratégique de l'Inde en matière d'IA et élargirait l'offre de modèles adaptés aux besoins nationaux. Il a cité les mathématiques, la programmation, la recherche scientifique et la cybersécurité.

Il a surtout insisté sur le déploiement en environnement isolé, qui pourrait permettre à l'IA d'entreprise, jusqu'ici peu développée dans le pays, de progresser. Selon lui, les modèles plus petits peuvent améliorer la productivité et l'efficacité, et l'État continuera de soutenir leur perfectionnement.

Les modèles sont accessibles via AIKosh aux chercheurs, étudiants, innovateurs, entreprises et au grand public, ce que Krishnan présente comme une ressource nationale élargie.

Des apps à découvrir

SUMO : le puzzle de nombres

Touche les bonnes cases, additionne, atteins l'objectif. Facile à apprendre, difficile à maîtriser. Gratuit, pour tous les âges.

Mots-clés:meityindiaai missioneka-1dhirsocket aizenteiq

Plus d'actus de ce jour

Tout voir →

Plus dans: IA

Tout voir →