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Start-up·2 min de lecture

Bpifrance lance un fonds de 75 M€ pour les startups industrielles

Bpifrance lance Amorçage Industriel 2, un fonds de 75 millions d’euros dédié aux startups industrielles non deeptech, qui innovent de façon incrémentale.

A French factory floor with robotic equipment, illustrating industrial startups backed by a new Bpifrance seed fund.
Image: Maddyness - Le média pour comprendre l'économie de demain

Bpifrance lance Bpifrance Amorçage Industriel 2 (BAI 2), un fonds de 75 millions d’euros destiné aux startups industrielles non deeptech. Il succède à un premier véhicule de 50 millions d’euros créé en avril 2023 et porte à 125 millions d’euros les moyens de la banque publique sur ce segment.

Un déficit de financement

Les startups industrielles dites « non deeptech » développent des innovations incrémentales plutôt que des technologies de rupture. Elles représentent environ deux tiers des startups industrielles françaises, soit plus de 2 300 sociétés actives. Entre 2022 et 2025, elles n’ont pourtant capté que 15 % des fonds levés par l’ensemble de ces startups, alors qu’elles ont réalisé 59 % des inaugurations d’usines.

« Ce sont des entreprises difficiles à soutenir, car elles font face à des enjeux d’industrialisation, de certification et de commercialisation, qui s’ajoutent aux sujets entrepreneuriaux comme la construction d’une équipe », explique Raphaël Didier, directeur du pôle amorçage industriel de Bpifrance.

Le bilan du premier fonds

Le premier fonds compte une quinzaine de participations, contre huit en février 2025 : Battri (recyclage de batteries lithium-ion), Elixir Aircraft (avions légers), Isybot (robots de ponçage) ou encore Engo (lunettes connectées pour sportifs). L’équipe de six personnes a identifié plus de 1 000 projets et en a rencontré plus de 400. Selon Bpifrance, chaque euro investi a mobilisé en moyenne 4 euros de capitaux privés.

Plusieurs participations ont franchi un cap : Yumgo a inauguré l’an dernier son usine de Moissy-Cramayel, et Elixir Aircraft a levé 45 millions d’euros en juillet dans un tour mené par le fonds SPI de Bpifrance. Premier investissement du fonds, Angell a été placée en redressement judiciaire en janvier 2025 après un défaut sur les cadres de ses premiers vélos, puis reprise en partie par le groupe Rebirth. « Il faut accepter un taux de défaillance », assume Raphaël Didier.

Ce que financera BAI 2

La stratégie reste inchangée. Le fonds vise les startups dotées de produits ou procédés différenciants pour des marchés identifiés, qui souhaitent produire en France, ont terminé une première phase de R&D et entrent en industrialisation et accélération commerciale.

Il prendra des participations minoritaires en fonds propres et quasi-fonds propres, aux côtés d’investisseurs institutionnels et privés, avec des tickets initiaux de 500 000 à 2 millions d’euros, sur des tours de table d’environ 1,5 à 15 millions d’euros. L’objectif est de 20 à 25 nouvelles participations en quatre à cinq ans. Le premier fonds conserve des réserves pour ses participations, BAI 2 étant consacré aux nouvelles.

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