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Start-up·2 min de lecture

Yolo, la startup qui allège la charge mentale des salariées

Yolo vend aux entreprises un service où des « Alliées » indépendantes prennent en charge les tâches personnelles des salariés. La startup est rentable et séduit le CAC 40.

A professional woman at her desk checking her phone while handling personal errands during the workday.
Image: Maddyness - Le média pour comprendre l'économie de demain

Prendre rendez-vous chez le médecin, remplir un dossier administratif, s'occuper d'un parent malade : la startup française Yolo propose aux entreprises de décharger leurs salariés de ces tâches personnelles qui empiètent sur le temps de travail. Fondée en 2022, elle affirme déjà être rentable.

Avant le lancement, les fondatrices ont interrogé plus de 500 femmes, qui consacraient au moins une heure par jour à des sujets personnels pendant leurs heures de travail, explique la cofondatrice Rebecca Fischer-Bensoussan, ancienne directrice du développement de Groupama Asset Management. Elle a créé Yolo avec Camille Agon, cofondatrice de WeThinkCode, initiative d'enseignement du code en Afrique du Sud.

Un réseau de 100 « Alliées »

Yolo s'appuie sur environ 100 indépendantes, les « Alliées ». Chaque bénéficiaire se voit attribuer l'une d'elles selon sa situation, et chaque Alliée suit de 8 à 12 personnes. Trouver un orthophoniste, organiser un déménagement, déposer une demande de visa ou gérer des factures : les besoins sont variés. La startup dit avoir reçu plus de 3 500 candidatures en trois ans.

Yolo ne vend qu'aux entreprises. Elle revendique plus de 50 clients et des comptes ouverts auprès de près de la moitié des groupes du CAC 40, dont L'Oréal, Sanofi, Engie, Accor, PwC et Pernod Ricard. Entrepreneurs et professions libérales peuvent aussi souscrire via leur structure et représentent 25 % du chiffre d'affaires.

L'argument économique est avancé par la société : cinq heures d'accompagnement par mois permettraient de récupérer en moyenne trois heures de travail par semaine, soit l'équivalent d'un mois par an.

Rentable, indépendante et en expansion

Yolo affirme avoir accompagné plus de 1 000 bénéficiaires et prévoit 2,5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2026. Elle a choisi le bootstrapping, avec des aides de Bpifrance et des prêts, mais sans levée de fonds. « Si nous pouvons rester libres et indépendants, nous le ferons », assure Rebecca Fischer-Bensoussan.

Le réseau s'étend au Royaume-Uni, en Belgique et en Italie, avec l'ambition de devenir la référence européenne du « life care ». Un programme scientifique, mené avec plusieurs partenaires, doit être annoncé le mois prochain pour mesurer l'effet du service sur la santé mentale, l'engagement et la prévention des interruptions de carrière. Aux États-Unis, Duckbill propose un service comparable, avec des assistants humains épaulés par l'IA.

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