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Start-up·2 min de lecture

La SFI soutient 15 agritechs africaines et les relie aux banques

La SFI prend des participations dans 15 entreprises agritech africaines et les relie à près de 200 banques commerciales pour élargir le crédit aux petits exploitants.

A smallholder farmer in an African field uses a smartphone while a community field agent records farm data on a connected device.
Image: TechCabal

La Société financière internationale (IFC) a retenu 15 entreprises agritech en Afrique. Elle les soutient par des prises de participation et recourt à des garanties de portefeuille pour les relier au crédit des banques commerciales destiné aux petits exploitants.

Aliou Maiga, directeur du groupe Institutions financières pour l'Afrique à l'IFC, a présenté le plan en marge de l'Africa Financial Industry Summit (AFIS) à Luanda. « Nous cherchons des solutions dans ce domaine depuis environ 20 ans », a-t-il déclaré. Une première tentative s'était heurtée à une technologie insuffisamment développée ; une deuxième, il y a une dizaine d'années, à des conditions encore défavorables.

Séparer la technologie du prêteur

Ce cadre rompt avec l'approche antérieure du capital-risque, où les jeunes pousses agritech levaient des fonds et prêtaient directement aux agriculteurs, au prix d'un risque de crédit pesant sur leur bilan. Dans le modèle de l'IFC, elles se concentrent sur le repérage des agriculteurs, la collecte de données agricoles, l'aide à l'évaluation des risques et la coordination des services de dernier kilomètre via des agents locaux.

Les banques prêtent ensuite sur leur propre bilan, à partir des informations fournies. Les garanties de partage des risques de l'IFC peuvent couvrir une part convenue des pertes éligibles, sans nécessairement supprimer le risque de la banque ni garantir chaque prêt. Le réseau de l'IFC compte près de 200 institutions financières, mais le nombre de participantes à ce programme n'a pas été communiqué.

Un enjeu macroéconomique

L'Afrique importe environ 90 milliards de dollars de produits alimentaires de base par an, une dépendance qui alimente la dépréciation monétaire et une inflation tenace. Accroître la production locale est devenu un impératif économique plus qu'un simple objectif de développement.

L'IFC affirme que les rendements ont progressé jusqu'à 50 % dans certains cas, un exemple haut de fourchette, qui ne constitue ni une moyenne ni une prévision.

La suite dépendra du nombre de banques engagées et de la capacité des garanties à attirer le crédit vers des filières rurales longtemps délaissées.

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