Alta Ares décroche six lots anti-drone auprès de l’OTAN
La startup française Alta Ares a remporté six des seize lots attribués par la NCIA de l’OTAN, soit plus que chacun des quatre autres industriels retenus.

Alta Ares vient d’annoncer avoir remporté six des seize lots attribués par l’agence d’information et de communication de l’OTAN (NCIA), soit davantage que chacun des quatre autres industriels sélectionnés. Ces lots couvrent différentes catégories de besoins en matière de lutte anti-drone et donnent à la startup accès à un dispositif commun d’achat, aux côtés d’entreprises américaines, britanniques et allemandes.
« Ce n’est pas notre premier contrat avec l’OTAN, mais c’est le premier de cette ampleur », souligne Hadrien Canter, cofondateur et CEO.
Du prototype aux commandes des pays alliés
La relation date de mars 2025, quand Alta Ares a remporté le « NATO Innovation Challenge » en Pologne. Un premier contrat a financé un prototype, puis des essais ont eu lieu en France dès juin 2025, notamment avec des représentants ukrainiens.
Le contrat-cadre permet de conclure des sous-contrats avec tous les pays membres. Les systèmes sont référencés et chaque État peut choisir une solution sans lancer d’appel d’offres. La valeur exacte n’est pas connue, mais Hadrien Canter évoque « plusieurs dizaines de millions d’euros » de débouchés.
Selon lui, l’expérience ukrainienne a renforcé la candidature, avec de nombreuses lettres de soutien de l’armée ukrainienne. L’Alliance veut être interopérable avec ses membres et avec des nations clés comme l’Ukraine.
Les six lots concernent la protection de zones et de frontières. Alta Ares est la seule entreprise retenue pour la défense de zone dans les trois configurations de mobilité : installations fixes, équipements transportables et systèmes fonctionnant en mouvement. Ses logiciels d’IA s’appuient sur des données du terrain ukrainien et d’opérations dans le Golfe. « Derrière chaque test réussi, il y a eu des centaines de crashs », explique-t-il.
Production et recrutements
Les premières livraisons sont visées entre le deuxième et le troisième trimestre 2027 pour certains pays clés, en priorité le flanc Est et les pays nordiques.
La levée de 50 millions d’euros annoncée en juin 2026, menée par Air Street Capital avec Cherry Ventures, OTB Ventures et Harpoon Ventures, finance la production à Toulouse et en Ukraine ainsi que le développement des systèmes. Les effectifs sont passés de 60 à 140, avec d’anciens de Palantir et de Meta. L’entreprise cherche encore des ingénieurs logiciels et des spécialistes du déploiement de modèles d’IA, et prévoit d’installer des capacités de production chez ses clients pour les plus grosses commandes.
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